Onxeo annonce des résultats positifs de preuve de concept préclinique démontrant l’activité d’AsiDNA™ par voie systémique

Ces données robustes valident la perspective de l’entrée en clinique à court-terme d’AsiDNA™, l’inhibiteur de réparation de l’ADN tumoral innovant d’Onxeo

Paris (France), le 5 juillet 2017 – 07h30 CEST – Onxeo SA (Euronext Paris, Nasdaq Copenhague : ONXEO), société de biotechnologie spécialisée dans le développement de médicaments innovants pour le traitement des maladies orphelines, en particulier en oncologie, annonce aujourd’hui des résultats précliniques in vivo positifs de preuve de concept confirmant l’activité d’AsiDNA™, inhibiteur de réparation d’ADN tumoral first-in-class[1] , par administration systémique (voie intraveineuse).

Un premier essai de phase I (DRIMM[2]) d’AsiDNA™ dans le mélanome avait déjà montré un bon profil de tolérance et de sécurité et un signal d’efficacité fort par administration locale. L’objectif de ces nouvelles études précliniques était de montrer qu‘AsiDNA™ est également efficace lorsqu’il est administré par voie intraveineuse, ce qui permettrait de traiter un large éventail de types de tumeurs.

Les données générées confirment l’activité d’AsiDNA™ administré par voie intraveineuse, seul et en association, comme en témoigne la prévention de la croissance tumorale dans un modèle murin de cancer du sein triple négatif (CSTN). Ces données montrent également un effet synergique significatif en associant AsiDNA™ avec le carboplatine[3], une chimiothérapie néoadjuvante utilisée dans le traitement du CSTN.

Ainsi, AsiDNA™ administré par voie intraveineuse est un candidat idéal en monothérapie ainsi qu’en association avec des traitements anti-cancer génotoxiques, comme la radio ou la chimiothérapie, ou avec d’autres inhibiteurs de réparation de l’ADN visant une seule voie de réparation, comme les inhibiteurs de PARP[4].

De plus, les données pharmacodynamiques générées confirment le mécanisme d’action unique d’AsiDNA™ qui se comporte comme un leurre attirant les enzymes de réparation, brisant le cycle des activités de réparation de l’ADN de la tumeur et interférant avec de multiples voies de réparation, tout en épargnant les cellules saines.

Un lien a pu être établi entre l’activité  d’AsiDNA™ par voie systémique et sa capacité à séquestrer et à hyperactiver deux protéines majeures de réparation de l’ADN, DNA-PK et PARP, ce qui prévient leur recrutement sur l’ADN tumoral endommagé.

« Ces résultats positifs, associés à des données de production robustes, constituent des fondations solides pour porter le développement d’AsiDNA™ par voie systémique au stade clinique », déclare Françoise Bono, directeur scientifique d’Onxeo. « Les données initiales obtenues en association avec le carboplatine sont encourageantes et nous initions dès à présent des tests in-vivo complémentaires en association avec des inhibiteurs de PARP. »

Compte tenu de ses attributs uniques et des données précliniques obtenues à ce jour, AsiDNA™ a le potentiel de répondre à des besoins médicaux importants et non satisfaits dans le traitement de cancers agressifs et résistants, tels que le CSTN ou le cancer de l’ovaire. GlobalData estime que le marché du CSTN à lui seul, qui représentait environ 0,8 milliard d’euros en 2016, pèsera 2,1 milliards d’euros d’ici 2025.

« La preuve de concept de l’activité d’AsiDNA™par administration systémique que nous venons de faire renforce considérablement son potentiel par rapport à la seule administration locale et représente ainsi une étape-clé dans le développement de ce candidat très prometteur », conclut Judith Greciet, directeur général d’Onxeo. « Grâce à l’optimisation du processus de fabrication réalisé avec succès par nos équipes en parallèle, nous sommes prêts à poursuivre vers la phase clinique, et nous prévoyons de  soumettre une demande d’essai clinique de phase I aux autorités réglementaires d’ici la fin de 2017. »

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[1] Premier d’une nouvelle classe de médicaments -

[2] Le Tourneau C et al. Br J Cancer. 2016 May 24;114(11):1199-205

[3] GeparSixto: von Minckwitz et al. Lancet Oncol 2014; CALGB 40603: Sikov et al. J Clin Oncol 2015.

[4] Jdey W et al. Clin Cancer Res. 2017 Feb 15;23(4):1001-101